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Les carnets de Léonard de Vinci : codex d’un esprit universel

septembre 22, 2026 · 4 min read

Written by: Ivan PetrovContributing Writer · Manuscripts & Rare Books
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Key takeaways

Des milliers de pages d’écriture spéculaire, de croquis et d’études nous sont parvenues des carnets de Léonard. Voici comment elles se sont dispersées dans les plus grandes collections du monde.

Contents

Les carnets de Léonard de Vinci comptent parmi les documents les plus remarquables de la Renaissance. Emplis d’écriture spéculaire, d’études anatomiques, de projets d’ingénierie et d’observations sur l’eau et la lumière, ils permettent de suivre page après page un intellect sans repos. Pour les collectionneurs de manuscrits, ils restent la référence absolue de la manière dont un document de travail peut devenir un trésor culturel.

Une vie sur le papier

Léonard (1452–1519) portait sur lui de petits carnets et utilisa des feuilles volantes tout au long de sa carrière. Il consignait ses idées au fil de leur venue, mêlant dessins et notes denses écrites de droite à gauche. Bien des pages juxtaposent des sujets sans rapport, de l’optique au vol des oiseaux.

Il entendait apparemment ordonner ses matériaux en traités, mais n’acheva jamais cette tâche. Les pages conservées montrent donc une pensée en cours plutôt que des livres aboutis, et c’est précisément ce qui les rend si fascinantes.

Comment les pages furent dispersées

À la mort de Léonard, ses papiers passèrent à son élève Francesco Melzi, qui les conserva en Italie. Après la mort de Melzi, la collection se dispersa peu à peu. À la fin du XVIe siècle, le sculpteur Pompeo Leoni rassembla de nombreuses feuilles et les réorganisa en vastes recueils, découpant et collant des pages au passage.

L’un de ces recueils est le Codex Atlanticus, aujourd’hui à la Biblioteca Ambrosiana de Milan. D’autres feuilles gagnèrent l’Angleterre, où un important ensemble de dessins entra dans la Royal Collection à Windsor.

Les principaux codex

Aujourd’hui, le matériel conservé se répartit entre une poignée de volumes et d’ensembles célèbres, chacun avec sa propre histoire :

  • Codex Atlanticus (Biblioteca Ambrosiana, Milan) : le plus vaste recueil, riche en études mécaniques et d’ingénierie.
  • Dessins de Windsor (Royal Collection) : dont les célèbres études anatomiques de Léonard.
  • Manuscrits de Paris (Institut de France) : une série de carnets emportés en France à l’époque napoléonienne.
  • Codex Arundel (British Library) et Codex Forster (Victoria and Albert Museum).
  • Codex de Madrid (Biblioteca Nacional de España) : redécouverts en 1967.
  • Codex Leicester : consacré en grande partie à l’eau, à la terre et à l’astronomie, et propriété privée.

Pourquoi les carnets comptent pour les collectionneurs

Les carnets montrent que la valeur d’un manuscrit ne tient pas seulement à sa beauté, mais à ce qu’il révèle de son auteur. La provenance y est centrale : chaque codex de Léonard porte une chaîne de propriété documentée, de Melzi et Leoni jusqu’aux institutions qui les détiennent aujourd’hui. Cette même attention à l’histoire guide toute collection sérieuse de manuscrits et livres rares.

Ils rappellent aussi la fragilité de tels documents. Reliures successives, découpages et dispersion ont altéré de nombreuses pages, et les restaurateurs modernes se sont efforcés d’en rétablir l’ordre d’origine lorsque c’était possible. Pour tout collectionneur, l’état, l’histoire de la reliure et l’intégrité sont des questions essentielles.

L’héritage de Léonard sur le marché de l’art

Presque tous les carnets de Léonard étant détenus par des institutions publiques, ils n’apparaissent que rarement, voire jamais, sur le marché. Leur influence n’en façonne pas moins la manière dont chercheurs et collectionneurs abordent les dessins et manuscrits annotés d’autres maîtres de la Renaissance. Les lecteurs intéressés par ce domaine peuvent explorer nos portraits d’artistes et notre sélection de tableaux anciens, où s’appliquent les mêmes exigences scientifiques.

Les carnets demeurent une invitation à regarder de près. Chaque feuille consigne un acte d’observation, et chacune récompense le lecteur patient d’un aperçu de la manière dont Léonard comprenait le monde.

Questions fréquentes

Pourquoi Léonard écrivait-il à l’envers ?

Léonard était gaucher et rédigea la plupart de ses notes en écriture spéculaire, de droite à gauche. Les spécialistes y voient généralement une habitude personnelle plutôt qu’un code secret.

Où se trouvent aujourd’hui les carnets de Léonard ?

Ils sont dispersés entre de grandes institutions, dont la Biblioteca Ambrosiana de Milan, la Royal Collection à Windsor, l’Institut de France à Paris, la British Library et le Victoria and Albert Museum à Londres, et la Biblioteca Nacional de Madrid.

À qui appartient le Codex Leicester ?

Le Codex Leicester a été acquis par Bill Gates en 1994 ; c’est l’un des rares manuscrits de Léonard en mains privées.

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